Fundación Casa Ducal de Medinaceli

Par touches visuelles

Par touches visuelles

globalízame La façade Les patios La pharmacie Le tombeau du cardinal Tavera Les retables de l'église La sacristie La crypte Le musée Les archives ducales de Medinaceli Pour en savoir plus...
L'hôpital-panthéon
  1. La façade
  2. Les patios
  3. La pharmacie
  4. Le tombeau du cardinal Tavera
  5. Les retables de l'église
  1. La sacristie
  2. La crypte
  3. Le musée
  4. Les archives ducales de Medinaceli
  5. Pour en savoir plus...

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L'hôpital-panthéon

L'hôpital San Juan Bautista (Saint-Jean-Baptiste), plus connu comme hôpital Tavera, est l'édifice tolédan du classicisme Renaissance le plus important. Après en avoir entamé la construction comme celle d'un hôpital général au moment le plus bouillonnant et le plus cosmopolite de la ville impériale, très vite le Cardinal qui la commanda, don Juan Tavera, décida de renoncer au projet de se faire enterrer dans la Cathédrale Primat pour faire de la chapelle de cet hôpital son panthéon funéraire.

Son image actuelle a été modelée par cette double finalité de bienfaisance et de sépulture, et par la somme des différentes tendances architecturales qui s'y sont succédées tout au long de l'histoire de sa construction graduelle.

La fabuleuse somme que l'administrateur de l'Hôpital, Pedro Salazar de Mendoza, avait dépensé jusqu'en 1599, un demi-million de ducats, alors même qu'une grande partie de l'église restait à construire, fait d'elle l'un des monuments les plus splendides de son époque, peut-être seulement comparable, selon l'historien de l'art Fernando Marías, à celui du monastère San Lorenzo de l'Escurial.

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La façade

L'entrée de l'édifice s'effectue par sa façade méridionale, formée de trois étages de granit taillé dont le premier présente un bossage rustique que le deuxième n'offre qu'en ses angles. Tous trois sont ornés d'ouvertures encadrées par un épais bossage de splendide facture, rectangulaires au niveau inférieur et semi-circulaires à l'étage supérieur, rythmant et reliant les deux premières hauteurs en échangeant leur disposition à leurs extrêmités. La façade tracée en 1760 par l'architecte Pedro Martínez Morales se compose de trois corps, dont le dernier est surmonté par une niche avec l'image du patron de l'Hôpital, saint Jean Baptiste.

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Les patios

Dans l'ensemble monumental, les patios jumeaux sont particulièrement remarquables. Selon le professeur d'histoire de l'art Fernando Marías, "ils constituent l'un des cloîtres les plus solennels, les plus dignes et les plus complexes de toute notre architecture moderne". Renaissants en toute orthodoxie, par la perfection de leurs entablements et par la superposition des ordres, propre à l'Antiquité classique, avec le dorique pour les colonnes de la galerie inférieure, le ionique pour celles de la galerie supérieure; modernes et italianisants par leur couverture en coupoles à arêtes et, par-dessus tout, impressionnants par leur superbe richesse spatiale fondée sur la séparation de l'espace par une galerie centrale orientée vers l'église-panthéon, mais qui lorsqu'on la contemple depuis d'autres angles, multiplie les vues complexes en juxtaposant des séries d'arcs et de colonnes dans un extraordinaire jeu de perspectives, de proportions et de symétries.

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La pharmacie

La pharmacie est l'unique pièce du complexe hospitalier qui conserve la même fonction et occupe le même endroit que ce qu'avait prévu Alonso de Covarrubias dans les premiers plans de 1540, près des anciennes infirmeries et dans l'aile opposée à celle des services non cliniques comme cuisine et cellier. Dans la très complète dotation de cette pharmacie, avec flacons, pots, mortiers, spatules, poids et mesures, etc. on remarque particulièrement l'ensemble d'ustensiles de verre et de céramique de Talavera de la Reina, d'Alcora et de Puente del Arzobispo des XVIe et XVIIe siècles, et une armoire du XVIIe siècle, splendidement polychromée, au centre de laquelle deux portes connues comme "l'œil du pharmacien", ornées de l'écusson du cardinal Tavera, ouvrent sur seize tiroirs conservant les drogues les plus riches: des grenats, des émeraudes...

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Le tombeau du cardinal Tavera

Dernière œuvre d'Alonso de Berruguete et l'une des plus importantes de l'art funéraire espagnol. Elle fut commandée en 1552, selon un contrat par lequel on proposait le monument funéraire du cardinal Cisneros comme modèle, et fut achevée en 1561, peu avant le décès de l'auteur, survenu dans la tour de l'horloge de l'Hôpital lui-même. Les parties latérales sont présidées par saint Jean Baptiste et par l'apôtre saint Jacques, en allusion à l'étape de la carrière du cardinal Tavera à la tête de l'évêché de Saint-Jacques-de-Compostelle, et sur les deux petits côtés, la Charité et saint Ildephonse, qui évoque l'archidiocèse primé (Tolède) à la tête duquel le Cardinal se trouva pendant les onze dernières années de sa vie. Le lit mortuaire est entouré des vertus cardinales. Le visage du Cardinal présente une expression cadavérique, fidèle transposition du masque posthume qui servit de modèle à l'auteur, et que l'on conserve encore aujourd'hui dans le musée.

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Les retables de l'église

En 1608, Don Pedro Salazar Mendoza, administrateur de l'Hôpital, commanda au Greco "les sculptures, l'assemblage, la dorure et la peinture des bois des retables" dans le respect d'une iconographie que Salazar avait établie autour du baptême et de la pénitence, dans le dessein de transmettre aux malades l'idée de la purification et du Salut à travers les sacrements. Ce n'était pas la première commande qu'il lui passait, car auparavant l'artiste avait réalisé une toile représentant Saint Pierre en larmes et un tabernacle pour l'autel principal qui abritait le Christ ressuscité, deux pièces exposées aujourd'hui dans le Musée. À sa mort en 1614, le Greco laissait trois œuvres de grande dimension presque achevées: L'Annonciation, pillée au XIXe siècle, Le Cinquième Sceau de l'Apocalypse et Le baptême du Christ, que l'on peut encore aujourd'hui contempler dans l'un des retables latéraux mis sur plan par le Greco.

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La sacristie

Située du côté de l'épître du transept, cette pièce est l'œuvre de Nicolás de Vergara le jeune, troisième des architectes qui se sont succédés comme maîtres de la fabrique de l'Hôpital. Dans l'œuvre de Vergara, à qui l'on doit les levés de l'église, on écoute les échos, non l'imitation, du classicisme que Juan de Herrera appliqua dans sa grande œuvre, ecclésiastico-funéraire, de la même époque: l'Escurial. Dans cette sacristie, la première de la série qu'il ait construite à Tolède, il nous surprend par son éloquente réduction de l'architecture classique à son essence: sobriété et cohérence des proportions. Aujourd'hui on y expose une magnifique collecion de peinture religieuse italienne.

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La crypte

La construction de l'église de l'Hôpital fut initiée par celle de cette crypte circulaire située sous le transept, réalisée par Hernán González de Lara et terminée en 1572. La perfection de sa voûte produit une réverbération acoustique surprenante pour le visiteur, dans un lieu conçu pour le repos éternel des premiers patrons de la Maison de Malagón et, après le désamortissement du dix-neuvième siècle, de la Maison de Medinaceli, qui se vit contrainte d'abandonner son panthéon séculaire dans le Monastère royal cistercien de Santa María de Huerta.

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Le musée

Vers 1940, avec l'approbation et le concours du XVIIe duc de Medinaceli, son neveu, la duchesse veuve de Lerma restaura une partie du monument pour y exposer le legs d'œuvres d'art constitué par son défunt mari le XIVe duc de Lerma, Fernando Fernández de Córdoba y Pérez de Barradas, et composé principalement par le lot dont il avait hérité, en 1886, de la fabuleuse pinacothèque des ducs de Medinaceli, ses parents. Pour perpétuer sa mémoire, elle créa la Fondation Duque de Lerma, qu'elle dota avec son patrimoine artistique. Aujourd'hui elle est unie à la Fondation Casa Ducal de Medinaceli, qui a enrichi les fonds de ce musée avec d'autres pièces provenant de la même collection. Ce musée, qui prétend recréer une atmosphère de palais des XVIe et XVIIe siècles, expose par conséquent une reconstruction partielle de la collection Medinaceli originale, se composant d'une très importante collection de meubles et de tapisseries flamandes du Siècle d'or, et d'une formidable pinacothèque réunissant des œuvres du Greco, de Luca Giordano, de Pantoja de la Cruz, de Carreño de Miranda, de Sánchez Coello, etc.

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Les archives ducales de Medinaceli

Bien qu'en tant qu'espace de recherche elle ne soit pas incluse dans la visite, l'ancienne intendance de l'Hôpital renferme aujourd'hui les Archives de la Casa Ducal de Medinaceli, un ensemble documentaire impressionnant, comptant plus de mille ans d'histoires, divisé en soixante sections qui correspondent, dans leur majorité, aux titres rattachés à la Maison ducale de Medinaceli tout au long de son histoire. Les parchemins les plus anciens remontent au IXe siècle dans les  comtés carolingiens primitifs de la "Marca Hispánica".

Pour en savoir plus sur les Archives de la Casa Ducal de Mednaceli, vid., sur ce même site web, Les Archives.

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Pour en savoir plus...

Intitulé L'hôpital Tavera de Tolède, ce livre est l'œuvre de référence sur un édifice dont il est difficile d'exagérer l'importance dans l'histoire de l'architecture et qui, bien qu'il bénéficiât d'une bibliographie abondante mais fragmentaire, manquait d'une synthèse abordant dans leur globalité le monument et les œuvres d'art conçues pour lui. Il constitue une étude en profondeur de l'un des édifices les plus emblématiques de Tolède et de la Renaissance en Espagne.